Passion selon Saint Jean de Jean-Sébastien Bach

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Ian Bostridge, le plus grand Évangéliste des vingt dernières années, et l'Orchestra of the Age of Enlightenment dans un concert d'exception.

La mise en musique des derniers jours de la vie du Christ est une tradition qui remonte au début de la chrétienté. Les premières sources manuscrites de la représentation remontent au IXe siècle. Le genre évolue peu jusqu’au XIVe siècle avec principalement l’introduction progressive de la différenciation des rôles (le narrateur, le Christ...). Ce sera au travers de la réforme luthérienne au début du  XVIe siècle que le genre gagne ses lettres de noblesse, à la fois en imposant que le texte soit chanté, non plus en latin, mais en allemand afin d’être compréhensible par tous, et surtout, sous l’influence de l’opéra italien, en développant une forme polyphonique beaucoup plus riche faisant désormais alterner récitatifs, airs et grandes pages chorales. Si l’on sait que Bach composa cinq Passions, seules deux d’entre elles nous sont parvenues dans leur intégralité : la Saint Matthieu et la Saint Jean. Mais à elles seules, elles forment un corpus sans équivalence dans le domaine de la musique sacrée. La Passion selon Saint Jean, composée en 1723-24 pour Leipzig fut la première œuvre de vaste dimension écrite pour cette ville où Bach s’était installé depuis peu et pour laquelle il écrira une bonne moitié de ses cantates ainsi que l’Oratorio de Noël. Aujourd’hui encore, cette page majestueuse, qui frappe par la beauté des airs confiés aux solistes et par l’intensité de ses parties chorales, est considérée comme l’un des sommets du corpus du compositeur.

Théâtre des Champs Elysées 15 avenue Montaigne, 75008 Paris

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